Alors qu'elles souhaitent bénéficier du confort incomparable que procure le port de lentilles, de très nombreuses personnes n'y ont pas droit à cause :

  • d'un film lacrymal de qualité insuffisante (pas assez hydratant, ou pas assez lubrifiant)
  • d'une surface oculaire inadaptée

Film lacrymal insuffisant

Une personne sur sept souffre de sécheresse et d'irritation oculaire et le nombre de sujets atteints augmente. Pourquoi une telle progression ? Il suffit de lister les causes du syndrome des yeux secs :
  • Le port de lentilles de contact sur une longue période.
  • Le vieillissement, qui altère le fonctionnement des glandes lacrymales.
  • La pollution, les allergies, les conjonctivites, le tabagisme, la climatisation, etc., tous ces facteurs fragilisent et sont responsables de la rupture du film lacrymal.
  • Le travail sur écran d'ordinateur. Cette activité diminue la fréquence du clignement et augmente la sécheresse de la surface oculaire.
  • Les maladies auto-immunes. Elles sont fréquemment à l'origine de troubles lacrymaux, comme c'est le cas de la maladie de Gougerot-Sjögren.
  • La prise de médicaments.
  • Une alimentation insuffisamment diversifiée.

Le film lacrymal n'est alors plus assez hydratant et lubrifiant

Le syndrome des yeux secs est dû à une anomalie de la composition des larmes ou à une insuffisance de production des glandes lacrymales.
Le film lacrymal qui recouvre, protège et humidifie les yeux est composé de trois couches :
  • La plus externe est une couche lipidique qui diminue l'évaporation naturelle des larmes et protège des agressions extérieures (poussières, allergènes…).
  • La couche aqueuse ensuite, hydrate et lave la surface oculaire, gomme les défauts de cette surface oculaire et lubrifie les paupières.
  • La couche mucinique enfin, est impliquée dans la cicatrisation de la surface cornéenne et la protection contre les agents infectieux.




Troubles de la surface oculaire

L’environnement a un impact important sur la surface oculaire. La fréquence d’une irritation oculaire dans certains immeubles de bureaux peut atteindre 40%, chiffre que l’on retrouve également en extérieur dans les villes polluées.
Le terrain joue un rôle majeur : les femmes et les patients aux antécédents de conjonctivite allergique ou de toute autre conjonctivite chronique sont plus sensibles.
Les facteurs étiologiques sont nombreux, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs, physiques, particulaires, chimiques ou biologiques.
Le diagnostic d’une pathologie oculaire environnementale est souvent difficile. En effet, en dehors de l’allergie, les symptômes sont ceux d’une irritation non spécifique. La présence de signes d’irritation extraoculaire est évocatrice. Au niveau oculaire, le signe clinique le plus fréquemment retrouvé, toutes causes confondues, est la diminution non spécifique du temps de rupture des larmes qui signe une instabilité lacrymale. L’hyperhémie conjonctivale est fréquente, alors que le test de Schirmer est normal et les tests aux colorants vitaux le plus souvent négatifs. Les prélèvements locaux peuvent montrer une inflammation. Le traitement repose sur la correction ou l’éviction des facteurs environnementaux, le traitement d’une pathologie oculaire préexistante, le traitement de la sécheresse oculaire et l'apport de principes actifs anti-inflammatoires spécifiques.

Ces troubles regroupent notamment :

  • L'inflammation aiguë ou chronique
  • Les pathologies conjonctivales et palpébrales intrinsèques 
  • Les pathologies conjonctivales et palpébrales d’origine iatrogène, post-traumatiques et post-chirurgicales
  • Les pathologies cornéennes